Un parc pour les vivants

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Le vieil homme tousse. Il est maigre et respire avec peine. Un liquide brun coule des commissures de ses lèvres sèches. Et sa tête sur l'oreiller est inclinée vers l'arrière. Le notaire revient dans la chambre juste comme Myriam finit d'enfourner un autre objet dans la poche maintenant difforme de son kangourou. Ça vaut pas grand-chose. Cent cinquante, déclare Thomas. Le notaire chiale un peu. Il se calme rapidement, voyant bien qu'il ne pourra avoir plus. D'accord, dit-il. Vous prenez le lit avec? Ils vont déplacer le vieux dans la chambre de l'ado, précise-t-il. Il ne veulent pas vider les tiroirs. Ils peuvent tout emporter. Myriam aura volé pour rien.

Les libraires craquent

  • Suggestion de Philippe par la librairie Marie-Laura Inc.

    Thomas, Marie et Michel traînent avec eux la lourdeur d'un monde qu'ils refusent au moins autant que celui-ci les rejette. Une lecture douce-amère sur la vacuité de notre époque encombrée.


  • Commenté dans la revue Les libraires par Philippe Fortin, librairie Marie-Laura

    Passées maîtres dans l’art de dénicher de nouveaux auteurs, les éditions du Cheval d’août récidivent en nous présentant le premier roman de Sébastien La Rocque, auteur dont l’œuvre à venir sera très certainement à surveiller. Mais pour en revenir à ce parc destiné à d’hypothétiques vivants, loin du parc d’attractions ou d’amusement, loin des vivants, aussi, force est de constater qu’il s’apparente plutôt à un terrain vague. Les personnages du roman, comme de vieux bibelots désuets ramassant la poussière, traînent avec eux la lourdeur d’un monde qu’ils refusent au moins autant que celui-ci les rejette. Une lecture douce-amère dont le style indolent et le propos dense font un peu penser au Perec de L’homme qui dort.

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